Arts plastiques

Le Balcon de Philippe Ramette

Claire Berger-Vachon

Philippe Ramette est un artiste bien connu sur la scène internationale et ses travaux ont été, à plusieurs reprises, publiés dans le magazine Beaux-Arts. Un de ses projets actuels « le Balcon » prend place dans quatre lieux différents dans le monde.

La première photographie de la série des balcons a été prise au château de Bionnay en France en 1996. Très vite, ce travail est apparu comme exemplaire dans le monde de l’art contemporain (cf. Paroles, janvier-février 2000).

• Balcon (1996), au château de Bionnay en France
Tirage photo plastifiée - 150 x 110 cm. Collection privée, Paris © Marc Domage

« La position de l’artiste, à l’horizontale, suspendu à un balcon lui-même à l’horizontale du sol, au dessus d’un trou creusé dans la terre, évoque une métaphore de la vie, le temps suspendu dévolu à la contemplation du ciel, avant la chute inévitable. »

L’artiste projette maintenant de prendre Victoria Harbour à Hong Kong comme deuxième localisation (et unique en Asie).

Pour cette deuxième photographie de la série, le spectaculaire paysage urbain de l’île de Hong Kong servira d’arrière-plan à l’artiste, qui sera allongé à l’horizontale, accroché à un balcon de bois, lui-même émergeant à l’horizontale des eaux du port.

Une stucture en plexiglass, transparente, servira de support au balcon et flottera à 10 mètres environ de la rive de Kowloon.

Philippe Ramette réalise une performance dans Victoria Harbour. La mise en place demande du soin, quelques équipements et de la chance car la photo doit être prise par beau temps.

Dessins : Edouard Villevaux, architecte

• 1et 2 : La partie immergée, qui ressemble à un aquarium et doit être invisible, est réalisée en plexiglass pour assurer la transparence. Après assemblage des éléments constitutifs, le balcon est placé sur une plate-forme métallique qui permettra le chargement par levage.

• 3 et 4 : Le balcon est amené par camion sur le quai, puis placé dans l’eau, les réservoirs sont alors remplis d’eau pour assurer la stabilité de l’embarcation ; l’artiste prend position à l’horizontale et le photographe réalise les prises de vue depuis un échafaudage construit à hauteur du quai. Deux matinées de travail seront nécessaires pour réaliser les prises de vue dans des conditions optimales (lumière et conditions météorologiques).

• 5 : Les réservoirs sont vidés à l’aide d’une pompe pour permettre de ramener l’embarcation à quai.

 

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Dernière mise à jour : mercredi 6 juin 2001