Poésie
Texte : Bernard Pokojski

Jean Follain, le chant terrestre

Des pas sur la route s'éloignent,
quelqu'un ferme sa porte
la fatalité de la mort s'étend.

(Jean Follain, Ordre terrestre, p71)

Comment ne pas voir dans cet homme du poème qui s'éloigne sur la route et cette porte qui se ferme à l'heure où la mort frappe, Jean Follain lui-même, revenant chez lui dans la nuit parisienne du 9 mars 1971 et se faisant renverser par une voiture... et les pas de son fantôme... Mais qui était Jean Follain ? En 1969, Henri Thomas faisait ce portrait de lui : « Qui veut, en dehors de son œuvre, se renseigner sur Jean Follain au grand comptoir des conversations de Paris, rencontre plusieurs versions du personnage, parfois inconciliables, entre lesquelles, il n'est pas nécessaire de choisir. Homme d'un terroir, homme d'une enfance qui le hante, ou voyageur sans regret — liseur infatigable, de la comptine aux Pères de l'Eglise ou heureux par toutes choses qui se passent du langage — homme du monde et grand causeur, homme à l'écart et taciturne : Jean Follain est tout cela, sans donner pour autant l'impression d'être particulièrement déchiré. »

Faisons encore appel au poète André Salmon qui écrivait ceci en 1954 « Capable de réduire le monde à un village/Dans son village au centre du monde/Une simple image par lui s'étend/à la mesure du Monde/Le Monde est dans la poche quand le journalier écoute/fuir chaque minute/Follain le convie à boire/Pour passer le seuil de l'auberge/il faut gravement gravir un étroit escalier/d'où l'on voit le bout du monde/Follain a construit l'escalier. »

Prenons ce même escalier pour découvrir Follain mais n'oublions pas qu'« Il est un champignon dénommé/encrier solitaire ».
Jean Follain naquit dans la Manche, à Canisy, en 1903 et dès l'âge de 4 ans, il dessine des poules au tableau noir de son grand-père d'instituteur, perturbant par là les classes de certificat d'études... Il ira ensuite au collège de Saint-Lô mais retournera fréquemment à Canisy, s'imprégnant sans doute là de son atmosphère qui lui donnera cette nostalgie pour le monde disparu de sa prime enfance qu'il croyait immuable. Follain fera plus tard de brillantes études de Droit à Caen qui forgeront son penchant pour les cérémonies et son goût des descriptions précises.

En 1923, il effectuera son premier voyage à Paris : « Je sentis à mon premier contact cette odeur de grande ville que je n'ai jamais bien retrouvée depuis » devait-il d'ailleurs écrire en 1935 dans son livre appelé tout simplement Paris et que Jean-Baptiste Baronian qualifie de livre culte « qu'il faut mériter et qu'on ne peut lire que si on croit à l'immense, à l'incommensurable pouvoir des mots ».

1924, ses études achevées à Caen, il revint à Paris mais craignit de ne pouvoir y rester car l'emploi qu'il escomptait obtenir dans une compagnie d'assurances lui passa sous le nez.

« Que faire ? Mon père va me rappeler à ma vieille province. Et moi, en toute sincérité — est-ce pauvreté d'esprit ? — je ne peux pas vivre sans Montparnasse, Montmartre, les quais, la Butte. Je ne rentrerai pas en province ! Je n'ai ni génie ni talent, mais je crois (...) avoir quelque chose dans le ventre. J'ai emporté avec moi une grosse malle bourrée de manuscrits qui ne valent rien mais dont chacun me rappelle de belles heures d'exaltation non feinte dans la grisaille rose des jours... »

Il s'inscrira en 1927 comme avocat au barreau de Paris et sa vie connaîtra des hauts et des bas « Je vais très bien et le ciel m'est propice. Les affaires arrivent et j'ai fait la connaissance de quelques gentils esprits » — janvier 1928, mais à la fin de cette même année : « Je suis dans une sorte de détresse intime conditionnée par toutes sortes de raisons banales. »

L'année suivante, il aura quelques affaires à plaider, mais toujours dans un « misérable logement ».

1930, premiers poèmes publiés dans la revue Commerce puis le Journal des Poètes (1931), et la Nouvelle revue française « Pour moi, la forme poétique est de première venue. C'est celle où je m'exprime essentiellement. Si j'envisage d'écrire un roman ce ne peut être que comme une glose de mon poème. »

En 1933, publication de son premier recueil de poèmes La Main chaude, en 1935 La visite du domaine et Huit poèmes. Sa vie sociale se fait intense, se partageant entre les salons bourgeois et les petits restaurants et bistrots qu'il aime faire découvrir à ses amis. Sera aussi l'avocat d'Aragon et celui de Roger Gilbert-Lecomte.

1937, Chants terrestres, 1938 L'épicerie d'enfance qui lui vaut une lettre de Max Jacob. « Chaque mot éveille un monde. On sent que tu as aimé les choses toute ta vie et maintenant voici qu'elles te rendent ton amour en venant d'elles-mêmes se ranger dans tes pages avec une harmonie naturelle et imprévue (...) ». Oui Follain aimait les objets, les choses et avait déclaré lui-même : « Le sentiment poétique m'est le plus souvent donné par les objets les plus oubliés quoiqu'usuels disséminés dans l'espace ; aussi par les menus faits et gestes du passé qui peuplent le temps. »

Da là a-t-on voulu associer Follain, Guillevic et Ponge dans ce refus d'un certain lyrisme de pacotille mais chez lui les objets sont investis d'une sorte de magie qui crée un univers insolite nous invitant « à participer à l'instant éternisé ». Pour reprendre les mots d'André Frénaud. Ce dernier nous parlait aussi de « la tendre chaleur humaine des objets » et de leur mystère qui « tout à coup affleure dans sa solennité tremblante ».

  Dans une quincaillerie de détail en province
  des hommes vont choisir
  des vis et des clous
  et leurs cheveux sont gris et leurs cheveux sont roux
  ou roidis ou rebelles
  La large boutique s'emplit d'un air bleuté,
  dans son odeur de fer
  de jeunes femmes laissent fuir
  leur parfum corporel.
  Il suffit de toucher verrous et croix de grille
  qu'on vend là virginales
  pour sentir le poids du monde inéluctable.

  Ainsi la quincaillerie vogue vers l'éternel
  et vend à satiété
  les grands clous qui fulgurent.

Dans son livre sur Jean Follain, Jean Yves Debreuille nous dit que
« le poème, comme le tableau, est le lieu miraculeux où se rencontrent comme par nécessité des éléments arrachés pour l'éternité à la contingence de leur trajectoire » et que « partant du détail, de l'anecdotique, la poésie de Jean Follain ne vise rien moins que la totalité. » Follain incite aussi à vivre ce qu'il a d'abord donné à voir dans une écriture précise qui nous conte l'équilibre toujours précaire du monde au cœur duquel il vit. Ce monde est cependant plein de sortilèges et d'enchantements faisant surgir le rêve qui se confond alors avec la réalité. Follain va à l'âme des choses et rend vivante leur présence, témoignage du passage du temps car les choses résistent mieux que les hommes qui en eurent l'usage après les avoir façonnées.

De là, la fragilité humaine face à l'apparence d'éternité des objets. En 1970, il avouera que « ma grande hantise, demeure le mystère même du temps, le temps des hommes dialoguant pour ainsi dire avec le temps des choses, » et il sera cette espèce de voyageur égaré dans l'Histoire qui ressentira un soir d'automne 1939 « le miracle d'exister ». Ce même voyageur se demandera le 30 juin 1940, alors qu'il était canonnier dans la D.C.A., « Comment allons-nous retrouver notre Paris ? Comment allons-nous nous retrouver nous-mêmes ? » Le 7 août 1944 dans son Paris où l'on se battait, il était dans le « merveilleux petit square du Roule, » enveloppé de silence...

« Qui dont porte manteau à col de velours
et ce chapeau rigide et sombre »
devait-il écrire d'ailleurs dans son poème Promeneur de 1947.

En 1943, Lise Deharme fera cet autre portrait de lui : « Follain est venu me voir : cet amoureux de n'importe quoi, cet “archer du XIIe siècle”, comme dit Georges Duveau, salue tout le monde comme un gros pigeon qui fait sa cour. Pourtant, c'est un curieux personnage, mangeur de grimoires comme un vieux rat. »

Follain quittera en 1952 le barreau et entrera dans la magistrature, nommé au tribunal de grande instance de Charleville pour rappeler son métier mais ceci ne l'empêchera pas de participer aux colloques de Cerisy ou de Royaumont et d'effectuer de nombreux voyages aussi lointains qu'au Japon ou au Pérou. En 1960, au colloque poétique de Menton, il dira dans sa communication que « l'homme ne saurait vivre sans revendiquer à la fois l'unité et les différences, la quotidienneté et l'eternité. L'homme veut fatalement apprivoiser les choses, aussi bien les machines qu'il forcera à une poétisation du monde. Il faut être présent à son temps, mais c'est du même coup être présent au passé comme à l'avenir. »

Laissons à présent Jean Follain, et gardons à jamais dans l'oreille ses pas qui s'éloignent pour aller à son œuvre secrète si insolite.

Odeur du temps
 En songe revient l'odeur trouble
 sur le marbre d'une cheminée
 s'y mêle celle des habits défaits
 la fièvre d'exister
 une étoile offre son ciel.
 Alors que Napoléon pose sur sa tête
 la couronne
 une pierre tombe des voûtes de Notre-Dame
 vient frapper son épaule
 le pape baise l'empereur sur la joue ;
 en Égypte un frénétique vautour
 fond sur les œufs du crocodile
 mêmes faits historiques.
           Ordre terrestre, p109


詩詞

尚.福蘭 — 塵世之歌

大路上,腳步漸行漸遠漸無聲,
有人砰的一聲關上了門,
命定的死亡的陰影伸展開來。
(尚.福蘭:《塵世之序》, 71頁)

怎能不談談這樣一位詩人,他在大路上漸行漸遠;還有那扇門,在死神降臨時,砰的一聲關上了。一九七一年三月九日的夜巴黎,尚.福蘭在歸家途中被一輛汽車撞倒,頓時化作輪下冤魂,邁著輕輕的腳步離我們而去……但尚.福蘭究竟為何人?一九六九年,亨利.托馬(Henri Thomas)是這樣描繪他的:〝誰想在其著作之外,從巴黎悠悠眾口的言談中瞭解他,將獲得幾個不同的版本,這些版本常常互相矛盾,但你無需在其中作選擇。他是一個散發著鄉土氣息的人,一個為童年的回憶纏繞的人,又或者是一個永不言悔的浪遊人,一個不知疲倦的讀者,從兒歌到教會聖師的經文,無所不讀。又或者是一個對一切無需言語說明的事物感興趣的人。他是上流社會的人物和健談者,又是一個離群獨處、沉默寡言的人。尚.福蘭身上兼有這一切,但並不因此而給人一種特別支離破碎的印象。〞

讓我們再引用詩人安德烈.薩爾蒙(André Salmon)的話,一九五四年他這樣寫道:〝他有本領將世界縮小成一個村莊/在位於世界中心的村莊裡/他創造的一個簡單形象/和世界相適應地擴展開來/世界裝在他兜裡/短工聆聽時間一分鐘一分鐘逝去/福蘭請他喝上一杯/為跨過門檻進入旅店/須艱難地攀登一個狹窄的樓梯/從這樓梯可望到世界的盡頭/這樓梯為福蘭所建。〞

讓我們也攀爬這個樓梯,去發現福蘭,但別忘了〝他是一個被命名的蘑菇/一個孤獨的墨水瓶。〞

尚.福蘭於一九零三年誕生於拉芒什省的卡尼西(Canisy)。從四歲開始,便在他當小學教師的祖父的課室裡的黑板上畫些雞雞鴨鴨,搗亂了畢業班的學生們……後來,他到聖洛(Saint-Lô)中學求學,但常常回到卡尼西故鄉。也許故鄉的氣氛深深地浸透了他的心靈,致使他對已逝的童年世界常常緬想於懷。對他而言,童年的世界是永恆的。後來,福蘭到卡昂(Caen)學習法律,成績卓越,這科學培養了他對儀式的偏愛,對精確描寫的癖好。

一九二三年,他第一次來到巴黎。〝首次接觸,我感到大都會的一種氣息,這種氣息,後來我是再也找不回來了。 〞他在一九三五年出版的簡單地題作《巴黎》的書裡這樣寫道。尚-巴蒂斯特.巴羅尼安(Jean-Baptiste Baronian)稱這是本狂熱的書,〝值得一讀,但只有在相信詞語的無限及不可衡量的能力之後方能讀它。〞

一九二四年,他在卡昂完成了學業,再度來到巴黎。但卻害怕不能久留。因為他打算得到的在一家保險公司的職位竟在眼皮下滑過。〝怎麼辦呢?父親一定會召我回老家。而我,坦白地說 — 難道這是缺乏智慧? — 沒有蒙巴那斯、蒙馬特高地、塞納河畔,我是活不了的。我決不回外省故鄉!我沒有天才,沒有本事,但我覺得……自己肚子裡還有點貨色。提起一個塞滿手稿的箱子我走了,這些手稿—錢不值,但每一頁都令我回想起在單調乏味的玫瑰色的日子裡那毫不虛假的、激情澎湃的美好時刻。〞

一九二七年,他在巴黎律師公會擔任律師,生活有起有伏。一九二八年,他這樣說道:〝我很好,老天實在眷顧我。案件頻頻而至,生意接踵而來,我也結識了一些和藹可親的人。〞但在同年年底他卻說:〝我為各種平庸無聊的事所煩,陷入了某種內心的痛苦中。〞翌年,他有好幾個案子要辯護,但卻一直住在〝惡劣的房子〞裡。

一九三零年,他先在《貿易》(Commerce) 雜誌,接著在《詩人報》(Journal des poètes)和《新法蘭西》(Nouvelle revue française)雜誌發表了最初的一些詩作。他說:〝對我而言,詩歌是首選,我在詩中表達了我的內心世界。如果我考慮寫小說,這只能是對我的詩做一些註腳。〞

一九三三年,他的第一部詩集《熱手》(La main chaude)出版問世,接著於一九三五年出版了《產業審查》(La visite du domaine)及《八首詩》(Huit poèmes)。他的社交生活變得繁忙起來,頻頻出入於文藝沙龍、餐館、酒吧,他樂於和朋友到這些地方傾談。他也成了阿拉貢及羅歇.吉爾貝-勒孔特(Roger Gillbert-Lecomte)的律師。

一九三七年,《塵世之歌》(Chants terrestres)問世,一九三八年他的《童年的雜貨鋪》(L'épicerie d'enfance)贏得了馬克斯.雅各布的一封信。雅各布在信中這樣寫道:〝每個字均喚醒一個世界。人們覺得你畢生都熱愛週圍的事物,現在它們紛紛來回報你對它們的關愛了。它們自動來到你的書頁上以自然的、出人意表的和諧排列一起…… 〞。是的,福蘭熱愛週圍的事事物物,他曾經這樣聲稱:〝我的詩情常常是那些四散在空間的雖常用卻遭人遺忘的東西激發起來的,也受到在時間的長河裡無數曩昔微不足道的人事的啟迪。〞

因此,人們便將福蘭、紀爾維克和蓬熱歸為同一類詩人,他們摒棄那種淺薄、華而不實的抒情詩。而在福蘭的詩裡,事物蘊含著一種魔力,創造出一個奇特的世界,邀我們去〝見證那永恆的一刻〞,安德烈.弗列諾(André Frénaud)這樣說道。他還談及〝事物人性溫柔的一面〞以及其神秘〝霎那間提升至令人震驚的莊嚴程度。〞

在外省一家五金零售店裡,
人們來選購螺絲和釘子。
他們的頭髮有的灰白、有的棕紅,
有的僵硬有的凌亂。
寬敞的店鋪瀰漫著淡藍的空氣。
在一股金屬味裡,
年輕女人讓身上的香水味
四散飄溢。
只要能摸一下鎖頭
和嶄新閃亮的大柵鐵門閂,
你便可感到這世界的份量。
於是五金店永開不衰,
盡情地賣著
閃閃發亮的大釘。

在其論述尚.福蘭的專著裡,尚.伊夫.德布勒耶(Jean Yves Debreuille)這樣寫道:〝詩如同畫一樣,是一個神奇的天地,事物彷彿從偶然的軌道朝著永恆掙脫而出,在這裡必然地相遇。〞〝著眼於細枝末節及趣聞軼事的福蘭,其詩並不追求面面具到。〞福蘭激發人體驗他以精確的文筆描述的他身處其中的世界的脆弱平衡中的事物。這世界充滿魔力和誘惑,製造出和現實糾纏不清的夢。福蘭徑直深入事物的靈魂並令其存在充滿活力,成為時間流逝的證據。人將事物加工修飾後為其所用,事物比人更經得起歲月的磨蝕。

這樣,人類的脆弱便面對事物的永恆。一九七零年,他坦承:〝最困擾著我的是時間的神秘,人類的時間和事物的時間的對話。〞他成了在人類歷史中迷失方向的遨遊者,並於一九三九年的一個秋夜,頓悟了〝存在的奇跡〞。這同一個天涯遊客於一九四零年六月三十日這樣問道,那時他已是一名高射砲手,〝我們怎樣才能重新找回巴黎?怎樣才能重新找回自己 ?〞一九四四年八月七日在砲聲隆隆的巴黎,他身處〝盧勒(Roule)一個神秘的小廣場〞,被一片寂靜所包圍……

〝是誰穿著天鵝絨領子的大衣
戴著堅硬、灰暗的帽子〞

他在一九四七年《散步者》(Promeneur)一詩中這樣寫道。
一九四三年,利斯.德阿姆(Lise Dehame)是這樣描繪他的:〝福蘭來探訪我,這個熱愛一切的人,借用喬治.迪沃(Georges Duveau)的話說,這個‘十二世紀的弓箭手',向眾人打招呼,舉止就像一隻獻殷勤的鴿子。然而這是一個奇異的人,一個愛啃艱澀難懂文字的書蟲。〞

一九五二年,福蘭離開巴黎律師公會,升任法官,並被任命為沙勒維爾(Charleville)終審法庭的法官。他在事業上的進取,並不阻止他參加塞里西(Cerisy)或魯瓦約蒙(Royaumont)的學術會議,並頻頻外出旅遊,足跡遠至日本、秘魯。一九六零年,在芒東(Menton)的詩歌研討會上,他在報告中這樣說道:〝人不能不同時追求統一與差別,日常和永恆而生存。人宿命地欲馴服事物和機器,並將之詩意化。應該活在現世,亦應活在過去和未來。〞

現在,讓尚‧福蘭安息吧,讓我們側耳聆聽他遺逝的腳步聲,跟著它去發現他那神秘而奇特的著作。