Photographie 攝影


 
 

« Playgrounds » : S. Couturier, A. Bublex, G. Garcin
「遊樂場」:三位法國當代攝影家聯展

 

Stéphane Couturier : Melting Spot

Stéphane Couturier, né en 1957, vit et travaille à Paris. Il expose depuis 1994 une production personnelle regroupée par séries : Archéologie urbaine axée sur les espaces urbains en mutation, Villes génériques, Landscaping et la série « Melting Point » inaugurée avec le travail sur les usines Toyota en 2005.

La ville, l’industrie, les paysages construits sont, pour Stéphane Couturier un moyen de questionner le rapport de l’œuvre au sujet représenté. Ce double aspect - l’investigation documentariste indissociable de la recherche plasticienne - caractérise l’ensemble de son œuvre photographique.

Ainsi, par les approches que Stéphane Couturier propose, le sujet photographique semble perçu comme un organisme vivant en perpétuelle évolution faite de strates successives. L’accumulation de couleurs et de matières, associée à une remarquable frontalité théâtralisent les lieux photographiés.

Dans ses premiers travaux, il capture la cité en mutation : celle des grues, des échafaudages, des tuyaux et des matériaux de construction. Plutôt que d’isoler un bâtiment en tant qu’objet architectural, il s’efforce de souligner le contexte dans lequel il s’insère. Car pour Stéphane Couturier, la ville est un chantier sans cesse modifié, un organisme vivant dont il s’agit de mettre à nu les entrailles, que ce soit Berlin, La Havane, Séoul ou San Diego. De ce dévoilement théâtral des strates et des trames qui composent le tissu urbain, naissent des images à grille de lecture multiple : tout à la fois plastique, documentaire, urbanistique et sociologique.

Avec la série la plus récente « Melting Point », le caractère documentaire est encore présent, mais la simple célébration de la beauté ne suffit plus. Il s’agit ainsi de faire dériver l’aspect documentaire de la photographie, déplacer et dépasser sa dimension narrative tout en gardant intacts les éléments documentaires qui la composent : la réalité n’est plus faite de choses isolées, aux formes géométriques fixes, elle est devenue une réalité de flux, en mouvement et transformation continus.

« L’idée générale est d’associer deux photographies qui traitent du même sujet mais sous des aspects complémentaires. Par exemple, associer une vue d’intérieur avec une vue de la façade extérieure, ou bien le recto et le verso des façades d’un bâtiment, ou encore comme dans les photos du festival d’Avignon, associer des prises de vues hors festival et des vues pendant le festival d’Avignon.
« Enfin, comme dans les photographies des usines Toyota ou Alstom, l’idée est d’associer deux phases de la chaine de montage pour renforcer l’image de la complexité du processus industriel en gestation. Ces photographies voudraient faire sentir le mouvement, la sonorité, l’hybridité de cette nouvelle modernité. »

« Dans tous les cas, l’association des deux prises de vues vise à faire apparaître la complexification du monde dans lequel nous évoluons. La dimension humaine elle-même est interrogée : Tel Charlie Chaplin dans Les Temps modernes, quelle est la place de l’Homme dans ce monde robotisé, efficace, rationnel ? Ces photographies voudraient interroger notre perception du monde, pris constamment dans un entre-deux temporel, entre document et fiction, entre réalité tangible et réalité virtuelle. »

Alain Bublex, Plug-In City

Né à Lyon en 1961, Alain Bublex étudie d’abord à l’Ecole des beaux-arts de Mâcon, puis à l’Ecole supérieure de design industriel de Paris, avant d’entrer à la Régie Renault comme designer industriel. Mais l’expérience ne le convainc pas, et en 1992, il décide de devenir artiste. Alain Bublex base son travail sur la pratique de la fiction. Dès lors sa création s’étend sur un large éventail de projets.

L’artiste conçoit ainsi des projets d’urbanisme. Pour son premier projet, en 1992, Alain Bublex imagine la ville virtuelle de « Glooscap », conçue à partir du plan-type d'une ville moyenne nord-américaine : il en dessine les plans, les vues, imaginant un urbanisme, une histoire, une géographie, etc., pour une réalité fictive. Par la suite il reprend, d’après Le Corbusier, le « Plan voisin de Paris », inversant centre et banlieue. L’architecte souhaitait raser les premiers arrondissements - tout en préservant les monuments du patrimoine – et construire un gigantesque centre d’affaire : quatre grandes tours – pouvant chacune accueillir cent milles salariés – cernées d’autoroutes… L’idée – aussi fascinante qu’inacceptable – attire le regard de Bublex qui conçoit de séduisantes projections de ce que cela aurait pu donner à notre époque…

« Plug-in City » (2000) est l’un des grands travaux de Bublex qui lui a été inspiré par Peter Cook, un membre du groupe expérimental Archigram. Dans son projet, Archigram 1964, Cook avait imaginé une ville composée de cellules standardisées et connectées les unes aux autres. En 2000, Bublex poursuit ce travail, mais ce sont des cabanes chantiers (comme celles fabriquées par Algeco) qui remplacent les cellules de Peter Cook. Utilisées pour répondre à des besoins domestiques (agrandir un appartement, par exemple) elles partent à l’assaut des immeubles et prolifèrent de manière anarchique sur les façades, les monuments et autres infrastructures.

Pour Bublex, ce type de construction - proche de celle des assemblages algecos - mérite d’être reconsidéré. A partir de 2000, il se lance dans des projets de construction pour la Porte de Flandre (La Villette, Paris), le centre de Zurich, la Potsdamer Platz (Berlin)… Transportés par hélicoptères, les algecos entourent des infrastructures existantes (viaducs…) et forment une seconde peau.

« Plug in City » est un projet fascinant, une fiction ancrée dans la réalité. Mais c’est aussi une ville en transformation complète et le travail photographique a pour but de documenter ces transformations. Ce sont des états éphémères saisis par la photographie. Bublex est en fait autant architecte, chercheur, inventeur, mécanicien, charpentier, metteur en scène que photographe et dans son processus de création, le texte, le dessin, l’installation ont une égale importance.

On ne peut cependant s’empêcher en regardant ces villes imaginaires de penser à un grand enfant jouant à avec son jeu de lego, et c’est ce qui nous plait dans son travail, une certaine nostalgie de notre enfance, et aussi la sensation que tout est possible, que la réalité peut se plier à toutes les fantaisies de notre imagination.

Bublex est aussi poète, peut-être sans le savoir, quand il va chercher par exemple, le célèbre Mont Fuji, qu’il transporte dans ses paysages, qu'il marie à la Tour Eiffel et qui vient se dresser sur l’horizon en toile de fond de la Tour Eiffel, comme deux icones de la perfection, l’une naturelle, l’autre humaine.

Le petit théâtre de Gilbert Garcin
Texte : Armelle Canitrot

« L’humour est un beau masque. Gilbert Garcin le porte bien. D’une photo à l’autre, il simule avec légèreté la dérision et le détachement. Mais si les images résistent à un regard appuyé, c’est que derrière le masque un homme nous interpelle. Un homme qui nous ressemble, même de dos, un homme pressé de vivre, et qui joue, sans connaître les règles, un jeu qui le dépasse. » Yves Gerbal

Monsieur Garcin alias Mister G, comme le surnomme sa galeriste Christine Olier, est un jeune premier qui a fêté en 2009 ses 80 ans avec une grande rétrospective de quatre-vingts photographies. Né en 1927, c’est à 65 ans, à l’âge de la retraite qu’il a soudainement décidé de vivre une autre vie. De vieux monsieur il est devenu jeune premier et dès ses premières expositions, a étonné tout le monde. Personnage atypique, il se met en scène dans différentes situations à la limite du réel et ne cesse de jouer avec son imagination à travers des photomontages en noir et blanc, courses après le temps dans des labyrinthes sans fin, illustrant l’absurdité de la condition humaine avec un humour de philosophe désabusé. La critique d’art Armelle Canitrot trace de lui, dans le journal La Croix, un portrait saisissant que nous reproduisons ci-dessous : En soixante-dix ans, on a amassé dix mille souvenirs, on a une sorte de grenier dans la tête. Des choses empilées qui finissent par resurgir " explique le photographe Gilbert Garcin qui semble bien décidé à profiter de sa retraite pour faire le ménage dans son propre grenier. Visage de père tranquille, crâne respectablement dégarni, cravate discrète sur une chemise rayée, gabardine anthracite, pantalon foncé et soulier noir, cet ancien patron d'une fabrique de luminaires a l'allure du parfait septuagénaire au dessus de tout soupçon.

Débris rescapés du Meccano de son fils, bouts de ficelles et petits cailloux, armé de colle de ciseaux et de son appareil photo, il bricole de minuscules maquettes, pour lesquelles il bidouille des éclairages « pour faire vrai » et photographie ainsi, jour après jour, les différents actes de son petit théâtre intérieur. Jouant avec ses autoportraits, et clonant sans complexe sa silhouette de « Monsieur Tout-le-Monde » il se met ensuite en scène dans des situations les plus surréalistes. Le voici donc tout à tour Sisyphe poussant son énorme pierre, ou pauvre hère derrière une pendule à courir après le temps, L'égoïste jouant à saute-mouton avec lui même à perte de vue, ou Le Paon faisant la roue avec sa propre effigie.

Depuis, ce vague cousin de Tati, ce fils spirituel de Magritte, fabrique avec humour et une pointe d'intranquillité des tableaux parodiques, n'hésitant pas à se moquer de lui-même et de nous tous, par la même occasion. « Ne pas tourner en rond », « Connaître ses limites », « Etre maître de soi». Faisant des maximes ses choux gras, de fil en aiguille Gilbert Garcin élabore non seulement une sorte d'autobiographie fictive, mais aussi toute une philosophie de la comédie humaine. Sans oublier sa dernière lubie : il propose aux autres photographes de mettre en scène sa propre effigie dans les coins les plus reculés de la planète. Une façon d'être partout à la fois, y compris dans l'œuvre des autres.

 

斯特凡.古特日埃:熔點

斯特凡.古特日埃 (Stéphane Couturier) 生於1957年,現於巴黎定居和工作。自1994年開始致力籌辦攝影作品展覽,其系列作品包括:專門探討城市空間演化的「城市考古學」(Archéologie urbaine)、典型城市 (Villes génériques)、城市造景 (Landscaping),以及2005年拍攝豐田車廠作品:「熔點」系列。

斯特凡.古特日埃認為城市、工業和人造景觀是探討藝術作品與主題之間的關係的手段。紀錄式研究與個人的視覺美學追求是不可分割的二元體,亦是貫穿他所有作品的風格特色。

斯特凡.古特日埃認為城市、工業和人造景觀是前提,來探討藝術作品與主題之間的關係。紀錄式研究與個人的視覺美學追求是不可分割的二元體,亦是貫穿古特日埃所有作品的風格特色。

斯特凡.古特日埃嘗試以一系列藝術手法,把拍攝對象視作不斷演變和多層面的生命體。色彩和材料的組合,配以前衛直接的手法,為拍攝場景渲染出一種戲劇感。

他的早期作品捕捉了變遷中的城市:把城市看作一個起重機、棚架、管道和建築材料的組合。在斯特凡.古特日埃眼裡,樓宇不只是單獨的建築物,而是有更深遠的涵意。事實上,他把城市看作不停變遷的建築工地和生命體,其內在物有必要揭示出來,無論是柏林、哈瓦那、首爾還是聖地牙哥,都無一例外。誇張地揭示構成城市肌理的層次和形式,營造出一系列充滿美學的、紀錄性的、都市的和社會學的多層面影像。

雖然他的新作「熔點」中仍然可見紀錄式的拍攝手法,但是他已不再認為這足以崇拜對美的簡單祝頌,而應該拓展攝影作品的紀錄手法,去轉移和突破陳述式紀錄的界限,同時保留紀錄片的元素、保持原貌:現實不再是單獨固定幾何形狀事物的集合,而是現實的流動、永恆的運動和形態的轉換。

「大致意念是把兩張同一主題的照片扣連,並在當中展現主題的互補性。例如,同時扣連一座建築物的內外面,或建築物的前後面,或以亞維儂藝術節中展出的圖片,與亞維儂藝術節周邊或期間所拍攝的照片扣連起來。

「最後,豐田阿爾斯通車廠照片背後的意念,是結合生產線兩個不同的階段,加強相片效果,渲染生產過程中複雜度。這系列的照片是為了傳遞一種全新有現代特色的行進、聲音和混雜性質,當中所產生的不同感覺。」

「在任何事情,這兩個快照組合,都試圖展當代與日俱增的複雜性。人類自身被質疑:從查理.卓別靈的《摩登時代》中的現代精神角度來看,人文在這個機械的、超高效的、超理性的世界中到底處於甚麼位置?在創作這些照片時,我試圖質疑我們對這世界的觀念,在一個暫時虛空的地獄中,不斷地徘徊在紀錄和虛構之中,糾纏於有形現實和虛擬實境之間。」

阿倫.布畢雷:移動居所

阿倫.布畢雷 (Alain Bublex) 1961年生於里昂,在加入雷諾汽車擔任工業設計師之前,曾先後就讀馬孔美術學院及巴黎工業設計學院。基於對藝術經歷的進一步追求,他於是在1992年立志成為一名藝術家。阿倫的作品充滿想像力,善於透過一系列不同的作品表達自己的創作意念。

在1992年的第一個項目中,他在典型北美城市規劃的基礎上,萌生了Glooscap 虛擬城市的構想:遂描繪出規劃圖和地貌,想像城鎮應該如何規劃,歷史文化和地理環境等等,創造出一個虛構的現實世界。
此後,他亦受到建築師勒.柯布西耶 (Le Corbusier) 變換市中心和郊區之作《巴黎郊區規劃》的啓發。勒.柯布西希望可以移除市中心的同時保留紀念碑和歷史遺跡,並建造一個巨型的商業區:高速公路環線內,矗立著四幢分別可容納十萬員工的摩天大樓。這個天馬行空的意念,引起了布畢雷的注意並觸動了他的設計靈感,設計出屬於這個時代和充滿魅力的城市風貌《移動居所》(2000年) 是布畢雷的揚威之作,創作靈感源自試驗團體「建築電訊派」的一員Peter Cook。Cook名為《建築電訊派1964》的作品設計了一座由相互連接的標準化小屋組成的城市。布畢雷於2000年繼續致力於這一項目的創作,但使用建築工地式小屋 (諸如 Algeco 或活動房屋的產品) 取代Cook 的小屋。一如既往地響應國內需求 (例如,加長公寓),他們開始用無政府主義的方式攻擊建築物,擴散外立面、紀念性建築物和其他建築。

布畢雷認為這類型的建築 (類似於algeco小屋) 值得重新思考。自2000年起,他開始致力於弗蘭德斯港(位於巴黎維萊特)、蘇黎世市中心、波茨坦廣場 (柏林) 等地的建築項目。這些小屋由直升機來運輸,向外牆一樣包圍了已有的基礎設施 (高架橋等)。

《移動居所》是一個令人著迷的作品,一個源於現實的虛幻世界。但同時也是一個經過脫變的都市,因此攝影作品的目的是記錄下這些變遷。這些作品是由攝影捕捉到的稍縱即逝的畫面。實際上, 與其說布畢雷是攝影師,倒不如說他是建築師、研究人員、發明家、技術工人、木匠和導演。在他的整個創作過程中,文字、設計和裝置同樣重要。

但當您看到這些虛構的都市時,都會不禁聯想到一個大孩子在玩樂高積木,那段割捨不掉的童真,一切皆有可能,以及現實是夢想的天窗的感覺,正是他的作品的吸引之處。

他將著名地標富士山納入自己的版圖,與艾菲爾鐵塔比肩而立,聳立於地平線之上作為艾菲爾鐵塔的背景,把這兩個自然和人文藝術的象徵定格。這時的他,可能他自己也沒意識到,也許還是個詩人。

吉爾伯特.加爾辛的小型劇院

「幽默是個出色的面具,吉爾伯特.加爾辛 (Gilbert Garcin) 利用起來也得心應手。從一張張照片中,加爾辛輕佻地流露出嘲弄和超脫的意味。但是不斷吸引觀眾眼球的正是這張面具的背後,有一個人正呼喚著我們。一個縱使只看到背影但卻和我們如此相似的人;一個疲於奔命的人;一個執著於挑戰自我的人,即時有時甚至還沒有完全瞭解遊戲的規則。」-Yves Gerbal

加爾辛先生,亦是畫廊老闆 Christine Olier 口中的 G 先生,是個領袖人物。加爾辛2009年慶祝80歲生日,舉行了一場盛大的八十幅攝影作品回顧展。他生於1927年,在65歲年屆榮休之年時,突然決意要換一種生活。於是從一位年邁的紳士轉變成為一個領袖式人物。其最早期的展覽已經讓藝術界刮目相看。這位不合規則之人在現實邊緣的不同情境中描繪自我,並通過剪輯黑白攝影幽默地展露自己的想像力。這些剪輯畫面追逐時間進入無盡頭的迷宮,表現人類境況的荒謬,夾雜著揶揄的哲學幽默氣息。藝術評論家Armelle Canitrot 對他讚不絕口,下文將引述其評價:七十年間,他收集了上萬件紀念品;在他頭頂有個閣樓,堆積的東西會突然冒出來」,這正好解釋了攝影家吉爾伯特.加爾辛貌似為了充分利用退休時光,決定整理閣樓的舉動。一張平凡父親的臉,頭上毫無裝飾,十分謙恭,條紋恤衫上一絲不苟地打著領帶,深灰色長袍,深色褲子和黑色拖鞋,這位曾擁有過一間燈廠的人,將典型七十餘歲老人無所顧慮的神態演繹得淋漓盡致。

用兒子的Mecano 玩具留存下的碎片,幾條線和一些小積木,加上膠水、剪刀和攝像機,他開始築起了微型模型;他用人工照明使其「更真實」,用這種方式拍照,日復一日地在他的室內小劇院裡上演著不同劇目。除了擺弄著自己的肖像,用並不複雜的方式複制自己的「世界之王」塑像,他繼而將自己投放在最超現實的情景中。例如,西西弗斯推動著巨大圓石或鐘擺「追趕時間」後面的可憐人,「自我主義者」與自己玩蛙跳遊戲直至消失在視線裡,或者是「孔雀」展示尾羽的自畫像。

從此之後,這位賈克.大地(Tati)的遠房表親、Magritte 的精神之子,以幽默和在戲仿中常見的焦慮不安中進行創作,毫不保留地嘲諷自己和世人。「吉爾伯特.加爾辛從「不要兜圈子」、「瞭解自己的極限」、「做自己的主人」這些格言中,學究式地不僅闡述了虛構自傳,也包括整個人類戲劇的哲學。他沒有遺忘自己的終極理想:向其他攝影師提議將他們自己的肖像放在世界最不可及之處。以一種突破所有時空界限的方式,包括存在於他人的作品之中!

 
 

 

 
 
 
         

Dernière mise à jour : le 21 septembre 2011