Dossier 專題檔案

Texte : Karine Yoakim Pasquier, en partenariat avec Le Petit Journal Hong Kong

 
  Dans les coulisses de l’opéra cantonais
細數粵劇台前幕後
 
 

Inscrit au patrimoine culturel et immatériel de l’humanité, l’opéra cantonais est un art mêlant chant, danse, arts martiaux et musique. Si les spectacles sont parfois difficiles d’accès pour le public occidental, ceux-ci cachent un savoir-faire millénaire. Aujourd’hui, il se réinvente, évolue et enrichit Hong Kong de son histoire singulière.

Pour découvrir ses diverses facettes, je suis partie à la rencontre de quatre spécialistes de ce domaine : Carmen Wong, curatrice du Hong Kong Heritage Museum de Sha Tin, Naomi Chung, responsable du Xiqu Center, à West Kowloon, ainsi que Lam Kwan-Ling, ancienne actrice et désormais administratrice d’un théâtre traditionnel de bambou et Alan Tam Wing-Lun, jeune étoile montante de l’opéra cantonais à Hong Kong.

Acteur d’opéra cantonais, une vocation multidisciplinaire
Au sein du magnifique Heritage Museum de Sha Tin, Carmen Wong, curatrice du Cantonese Opera Heritage Hall, me présente l’opéra cantonais de la manière suivante : « Quatre aspects définissent clairement l’opéra cantonais : le chant et la musique, les mouvements corporels incluant les yeux, les mains et le corps, la narration et les arts martiaux ». Alors que nous sommes assises sous les tréteaux d’un théâtre de bambou reconstitué pour l’exposition, Carmen précise : « L’opéra cantonais mêle récits, musique traditionnelle, danses, acrobaties et acoustique. C’est un mélange intense et impressionnant des différents arts classiques chinois. » Devenir professionnel est donc un travail qui demande des compétences dans de multiples domaines. C’est ce que me confirme Naomi Chung, responsable de la programmation du Xiqu Centre : « Les acteurs doivent maîtriser ces quatre éléments. Mais ce qu’ils doivent également maîtriser, c’est la beauté et l’esthétique… »

Pour en savoir plus sur ce métier, j’interroge Lam Kwan-Ling, une artiste ayant connu ses heures de gloire dans les années 80. Après une formation au sein de la Bar Wo Cantonese School of Opera, Lam Kwan-Ling part en tournée en 1983. De l’Amérique du Nord à Singapour ou la Malaisie, elle incarne de multiples rôles sur les scènes du monde entier : « N’étant ni soprano ni dotée d’un physique long et fin, j’ai essentiellement joué des rôles masculins. ». En effet, en fonction de leur voix et de leurs caractéristiques corporelles, les rôles ne sont pas uniquement réservés à un genre précis.

L’opéra cantonais est un art difficile. Les artistes doivent investir — en temps et en argent, me dit-elle : « À l’inverse du théâtre occidental où les costumes appartiennent souvent à la troupe, un acteur d’opéra cantonais devra acheter ses propres costumes. Il faut donc avoir les moyens de se constituer une garde-robe qui évoluera en fonction des rôles que vous interpréterez. » Et la création des costumes doit répondre à certains codes précis. En effet, si un acteur peut adapter sa tenue aux tendances du moment, il faudra néanmoins suivre certaines règles. De la couleur des tissus, aux chaussures ou aux accessoires, chaque élément informera l’assistance de la trame de l’histoire et du statut social des personnages. Il est par conséquent difficile de réutiliser un costume pour une autre production.

Au fil du temps, les artistes réinvestissent donc leurs revenus dans leur garde-robe, fournissant ainsi au public une indication de leur succès. Mais ce n’est pas facile, nous dit Lam Kwan-Ling : « Lorsque vous avez la chance de jouer l’un des premiers rôles, vous aurez besoin de nombreuses tenues. Il devient dès lors difficile de pouvoir suivre financièrement et il faut parfois renoncer à quelque chose à un moment donné. » Prise de court par les exigences du métier, Lam Kwan-Ling quitte alors la scène et accepte un poste administratif, avant de gérer un théâtre de bambou.

Mais si cette activité reste difficile, de jeunes artistes continuent de s’y intéresser. C’est le cas d’Alan Tam Wing-Lun, un petit prodige de l’opéra cantonais, qui s’est pris de passion pour cette discipline alors qu’il n’était âgé que de trois ans à peine. Son amour pour l’opéra cantonais ne le quittera plus et, en parallèle à ses études, il se dévouera à son apprentissage. Il deviendra professionnel très jeune et remportera à 20 ans le Hong Kong Arts Development Council Award for Young Artist.

Du maquillage aux costumes, un art total
Au-delà des costumes, les comédiens doivent être polyvalents, me confie Lam Kwan-Ling : « Les artistes doivent se maquiller eux-mêmes. La procédure est simple : après avoir lavé votre visage, vous appliquez un fond de teint, suivi du fard à joues. Il faudra ensuite colorer vos sourcils. Pour les hommes ou les femmes, la méthode est similaire : ce sont les sourcils qui seront différents. Ceux des hommes seront plus épais, et ceux des femmes s’éclairciront vers la fin. Pour relever leurs sourcils, les interprètes jouant un rôle masculin enroulent une bande de gaze noire autour de leur tête. Les femmes, quant à elles, utilisent du ruban adhésif. »

Alan Tam Wing-lun, acteur phare du Tea House Theater du Xiqu Centre, confirme : « J’ai besoin de trois heures en coulisses avant de monter sur scène. Je me maquille, me coiffe, applique mon bandeau pour relever les sourcils. Le bandeau tire la peau et cela peut être parfois douloureux. Pour maintenir les cheveux en place, nous utilisons également un baume fait à partir d’alcool chinois. Cela me prend environ une heure, puis j’ai besoin de temps supplémentaire pour répéter mon texte et me glisser dans mon personnage. »

Tout comme les costumes, le maquillage définira les personnages : « Le blanc signifie la ruse, le rouge caractérisera une figure combattante… » précise Carmen Wong. Le clown a par exemple une tache blanche entre le nez et les yeux. Un personnage malade se verra dessiner une fine ligne rouge entre ses sourcils. Les rôles agressifs et frustrés auront une forme de flèche s’estompant sur le front.

L’opéra cantonais, un art dédié aux divinités
Souvent lié aux fêtes traditionnelles, l’opéra cantonais laisse une place importante aux croyances. Que l’on célèbre l’anniversaire d’un dieu, inaugure un temple ou honore ses ancêtres, les spectacles ont une fonction spirituelle majeure et les acteurs observent des rituels très précis pour s’assurer les bons auspices. En effet, en plus de célébrer les déités et de rendre hommage à Wah Gong Seen See, la divinité protectrice de l’opéra, les artistes doivent suivre un certain nombre de tabous et de superstitions pour que tout se passe bien.

« L’opéra cantonais sert à payer un tribut aux dieux, à leur rendre hommage ou à leur demander de veiller sur une population et leur apporter paix et repos, comme lors du Bun Festival de Cheung Chau, où des spectacles sont organisés pour l’occasion », me dit Carmen Wong. C’est également le cas du Hungry Ghost Festival. Dans ce cadre, des représentations sont orchestrées afin de divertir les ancêtres revenus sur terre. Il est dès lors courant d’en programmer pour apaiser ces esprits et s’assurer qu’ils ne hantent pas les vivants.

En complément, lorsqu’un théâtre de bambou est installé sur un nouvel emplacement, une cérémonie particulière est réalisée : Yuen Tarn apprivoisant le tigre. Toute troupe joue ce spectacle inaugural chaque fois qu’elle s’établit dans un nouveau lieu, me dit Lam Kwan-Ling : « Deux comédiens incarnent Yuen Tarn et le tigre. Yuen Tarn doit alors apprivoiser le tigre avant la vraie représentation. » Naomi Chung complète : « Le rituel, qui dure environ dix minutes, doit avoir lieu dans le silence le plus complet. Cela se fait donc sans public. »


© Bar Wo Cantonese School of Opera

Mais de nombreux autres interdits sont observés, comme éviter de marcher à pas lourds, ne pas s’asseoir sur la boîte contenant la divinité ou déposer des bâtons d’encens sur l’autel de Wah Gong. « Si l’on ne respecte pas ces codes, me dit Lam Kwan-Ling, les esprits pourront être offensés et la troupe pourra en souffrir. » De la perte de voix à la possession, en passant par la malchance, les conséquences pourraient être terribles. « Le jour de l’ouverture du spectacle, l’acteur incarnant le rôle de soutien masculin devra arriver en avance et écrire les mots “grande chance” sur les poteaux en bambou à proximité du Maître. Le caractère “chance” doit être écrit verticalement et les traits ne doivent pas se toucher. Nous appelons cette cérémonie “Ouvrir le stylo”. Une fois ceci fait, nous pouvons alors donner de l’encens à Wah Gong, ce que nous faisons chaque jour pendant toute la durée des représentations. »

Si auparavant la statue du dieu était surveillée par un gardien, les choses ont désormais changé. Mais les tabous persistent. Dans les coulisses du Xiqu Centre, Wah Gong se dresse fièrement sur son autel, des offrandes posées devant lui. Lorsque je demande à Lam Kwan-Ling ce qui se passerait si les interdits n’étaient pas respectés, celle-ci sourit : « Je n’ai jamais été personnellement témoin d’une malédiction… mais c’est notre tradition et aucun acteur ne serait assez audacieux pour prendre ce risque et perdre sa voix. »

Un art en perpétuelle évolution
Si l’opéra est composé de classiques tels que La Princesse Chang Ping, La Célébration des Huit Immortels ou The Installation of Six States, il ne cesse de se réinventer. « L’opéra cantonais a toujours évolué avec son époque » me confirme Carmen Wong. Qu’il s’agisse du personnage de cow-boy ramené des États-Unis par Kwan Tak-hing, dans les années 20, aux costumes évoluant en fonction de la mode, ainsi qu’aux dialogues, réinterprétés par les acteurs, les spectacles se font à leur temps.

« L’opéra cantonais n’a jamais disparu et s’est adapté à l’évolution des mœurs. Qu’il s’agisse des costumes, des coiffures, des musiques ou de la mise en scène, les spectacles s’adaptent aux goûts du public et à leur époque. », me dit Naomi Chung. C’est d’ailleurs le cas du Black Box Chinese Opera Festival que met sur pied le Xiqu Centre, qui valorise les productions originales offrant de nouvelles perspectives sur l’histoire, l’évolution et l’avenir de l’opéra chinois. Dans ce cadre-là, de nombreuses troupes présenteront des spectacles inédits afin de donner au public un aperçu de la diversité et de la vitalité de cet art en perpétuel mouvement.

Pour aller écouter de l’opéra cantonais à Hong Kong :
• Le Centre Xiqu, spécialement conçu pour l’opéra cantonais ainsi que pour d’autres formes de théâtre traditionnel chinois, propose spectacles et ateliers pour permettre aux curieux de se plonger dans cet univers unique.
• Construit en 1930, le Yau Ma Tei Theatre est l’un des seuls vestiges d’avant-guerre se trouvant en ville à Hong Kong. Réouvert depuis 2012, il est aujourd’hui dédié à l’opéra cantonais.
• Le Sunbeam Theatre, à North Point, est une institution, présentant des spectacles réguliers, qu’il s’agisse de classiques ou de comédies plus récentes.
• Le Ko Shan Theatre, inauguré en 2014, accueille le public en suivant le concept « un théâtre dans un parc, un parc dans un théâtre » et abrite un Cantonese Opera Education and Information Centre


 

粵劇揉合唱歌、跳舞、武術、音樂四種工藝,早年更獲聯合國教科文組織列入世界非物質文化遺產。然而,這塊蘊含上千年廣東藝術文化精萃的玫寶,卻少有西方人能看清其面貌。如今,經歷變遷的粵劇早已在香港推陳出新,繼續以其深厚而獨特的歷史為本地文化注入底蘊。


Le Xiqu Centre de West Kowloon © Xiqu Center

我們邀請到四位粵劇專家,帶大家以多個角度探討粵劇文化——香港文化博物館館長王家敏、西九龍劇曲中心表演藝術主管(戲曲)鍾珍珍、前粵劇演員(現為傳統戲棚負責人)林群翎、香港粵劇年青紅伶譚穎倫。

十項全能的粵劇演員
我們先去到香港著名的文化博物館,由粵劇文物館館長王家敏簡單介紹粵劇的元素:「粵劇的最大特色是有唱、做、唸、打四門表藝工藝。」王家敏帶我們到一個為展覽而改建的戲棚底下,我們坐下後聽她詳述﹕「粵劇結合了敘事、傳統中樂、舞蹈、雜耍、聲學,富有令人嘆為觀止的多種傳統中國藝術。」所以,若想成為專業的粵劇伶人,就必須精通多門技藝。劇曲中心表演藝術主管鍾珍珍亦道﹕「掌握唱做唸打四大元素是粵劇演員的必要條件,但這只是基本,另外他們還要有美感及懂得美學……」


© Bar Wo Cantonese School of Opera

為更加了解這門專業,我們採訪了八十年代活躍於劇壇的前粵劇伶人林群翎。林群翎在八和粵劇學院完成課程後,就開始巡迴演出,足跡遍及北美、星加玻、馬來西亞等多地,扮演過多個角色:「我並非女高音,亦不是修長苗條的身型,所以多數飾演男角。」事實上,戲班會根據演員個別的聲線以及身體特徵來分配角色,並非一成不變。然而,粵劇始終是門不易的藝術,學藝時要投入不少時間金錢。林群翎憶述﹕「西方的劇團會為演員準備好戲服,但粵劇演員就要自行張羅,因此要因應自己所演的角色,為衣櫃添置不同的戲服。」訂製戲服時,又要遵循特定的標準。事實上,如果演員想穿上切合某一部劇的衣飾,就不得不跟隨某些要求,包括顏色、質料、鞋和飾物,因為服裝上的每項元素都會向觀眾傳達劇情以及角色的身分地位。所以同一套服裝很難在另一套劇裏重用。


Le Hong Kong Heritage Museum de Shatin © Karine Yoakim Pasquier

因此,在演員的生涯裏,收入中有相當一部分會用來購置衣飾,順便營造自己演藝事業一帆風順的形象。但要做到這點亦殊不簡單,林群翎坦言:「如果有幸能擔當主角,就代表要準備大量戲服,在財務上會帶來相當大的負擔。到了某個地步,你不得不有所取捨。」有感演戲的路舉步維艱,林群翎只好走下戲台,改而從事管理,後來更擔任戲棚的主管。
雖然粵戲的技術門檻極高,但仍然不斷有新血加入。以譚穎倫為例,這名粵劇神童自三歲起就情迷「大戲」,對這門藝術的熱情始終未減;在兼顧學業之餘,更開始去戲班做學徒。他在年僅二十歲時,就獲香港藝術發展局頒發「藝術新秀獎」。

由化妝至服裝,無一不是藝術
除了戲服以外,演員還有其他技藝要兼顧。林群翎補充道:「演員還要自行化妝。步驟很簡單——洗面,塗粉底,上姻脂。之後是畫眉。生、旦畫的眉都差不多,分別在於眉的形狀。小生的眉比較粗;花旦的眉向外收窄。為了將眉毛戚起,小生會用頭帶纏住髮際再吊高眼角;花旦則是貼膠紙。」

在戲曲中心茶館劇場擔任駐場演員的譚穎倫亦提到:「我登台前要先在後台準備足足三小時,化妝、整髮型,再戴上頭帶吊起眼眉。頭帶會扯住頭皮,有時更會戴到頭痛。我們為了保持髮型,會塗上用中國酒製作的髮膏。整個過程大約需要一小時,之後我會再花時間溫習台詞、代入角色。」

王家敏解釋:「除了服裝以外,妝容亦是角色的象徵。白面代表奸詐;紅面多是武生。又以丑角為例,鼻與雙眼之間會點上一點。患病的角色在眉宇間有一條紅色幼線。剛烈和失意的角色在額頭會畫有一個漸淡的箭嘴。

神功大戲 —— 祭神的藝術
粵劇經常都與傳統節日掛勾,有濃厚的信仰色彩,上演的目的可以是記念神仙壽誕、為寺廟開光、奉祀先人等,此時節目會兼具拜祭的功用;演員為祈求好意頭,會進行特定的儀式。除了拜祭戲神華光大帝之外,戲班為求一切順利,更必須遵守種種清規戒律。

王家敏繼續講述:「以往的粵劇是用來向神明獻祭、表忠,或請求神仙看顧族人,保佑平安;例如,在長洲的太平清醮期間會安排特別演出。」另外還有盂蘭勝會,相傳先人會在此時重返陽間,所以要演戲酬祀,安撫亡靈,以免他們在人間作亂。

另外,每當某個地方築起新戲棚時,都會特別上演開張節目——祭白虎;這是戲班在遷到新位址時必演的「破台」戲目。林群翎詳述﹕「兩名演員分別飾演玄壇及白虎。在正式戲碼上演前,玄壇必須將白虎降伏。」鍾珍珍補充:「祭白虎儀式需時約十分鐘,而且必須閉口演出,因此不能有觀眾。」

此外還有其他禁忌的事,例如踏步、坐在神明所在的箱之上、向華光大帝上香。林群翎解釋:「如果不守戒律,就會觸犯神明,令戲班遭禍,譬如失聲、被鬼附、交惡運,後果不堪設想。在開演當日,丑生要提早到場,在後台的竹杆上寫上「大吉」二字。「吉」字一定要直寫,「口」字一定要開口,以示吉利。我們稱之為「開筆」儀式。儀式完成後才可以向華光大帝上香;每日演出的整個過程間,香火必須維持不斷。

以前我們更會安排專人看守大帝神像;雖然現在已不會派人看守,但這項禁忌仍然要遵遁。在戲曲中心的後台,華光大帝在祭壇上站姿威風澟澟,面前更不乏供品。我們問林群翎如果不遵守禁忌會有什麼下場,她笑答:「我從未親眼目睹過有人被詛咒……我們的習俗由來已久,沒有哪個演員敢冒險犯禁然後失聲。」

不斷推陳出新的藝術形式
粵劇是由《帝女花》、《八仙賀壽》、《六國大封相》等經典作品組成的劇種,然而粵劇藝術亦在不斷自我革新。王家敏亦認為:「粵劇一直在與時並進。」例如,關德興在1920年代由美國帶回來牛仔角色;舞台服裝亦隨衣著時尚而進化;演員又會重新演繹舊有對話,務求令表演追上時代。

鍾珍珍認為:「粵劇從未絕跡,反而隨着現代習俗而演變;不論是服裝、髮飾、音樂、舞台布置,都嘗試迎合當時觀眾的口味。」戲曲中心亦舉辦「小劇場戲曲節」,為傳統戲曲營造新氣象,以傳承、開拓、創新為核心理念,重新炮製傳統曲目。在小劇場戲曲節的號召下,許多戲班前來嚮應,為觀眾演示戲曲藝術如何以多元、活力的方式流傳不息。

在香港欣賞粵曲的地點﹕
• 戲曲中心是專為粵劇及其他類型的中國傳統戲曲而設計;除了安排表演外還會舉辦工作坊,讓有興趣的人士盡情在戲曲的世界裏漫遊。
• 油麻地戲院建於1930年,是香港碩果僅存的戰前遺蹟之一,經過翻新後於2012年重開,現時專門提供作粵劇表演用途。
• 北角的新光戲院大劇場會定期舉辦各種演出,包括經典戲目、較新年代的喜劇。
• 高山劇場於2014年啟用,以「院中有園,園中有院」為理念,歡迎公眾參觀,另外更設有粵劇教育及資訊中心。